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Tél. : +33 (0)2 40 90 10 80
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44600 Saint-Nazaire
France |
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"L'ignifugation, c'est quoi"
Définition
L'ignifugation est une technique
qui permet d'améliorer le comportement au feu des matériaux
considérés comme dangereux en cas d'incendie :
en retardant le départ de leur inflammation,
en limitant leur post-combustion,
en retardant la chute de leurs propriétés mécaniques

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Rôle
Cette technique, qui consiste
à appliquer des produits d'ignifugation sur des matériaux,
par divers procédés permet de réduire
les risques d'incendies et d'obtenir des matériaux
conformes à la législation Sécurité-Incendie.
En France, la réglementation
rend l'ignifugation obligatoire pour la décoration
dans les établissements qui reçoivent du public.
Le classement exigé des matériaux utilisés
est, le "4.2.1"
M 4 au sol - M 2 en vertical - M 1 au plafond.
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Historique
"Au commencement, les
hommes ayant découvert le feu en on fait une divinité
qu'ils fuyaient sans combattre lorsqu'il se transformait en
incendie. Ils comprirent pourtant qu'une pluie abondante l'éteignait
et que les zones humides échappaient au sinistre. Les
premiers hommes à oser affronter le feu utilisèrent
donc L'EAU.
Les archéologues
situent les prémices de l'ignifugation à l'antiquité
avec les Egyptiens qui utilisaient des minéraux
divers pour rendre certains tissus résistants au feu
comme le coton ou le lin.
Durant le siège du
Pirée (23 avant J.C), des solutions d'alun furent
utilisées pour rendre les remparts en bois résistants
au feu.
Les Hébreux et les
Grecs organisèrent les premiers, semble-t-il, des
rondes de veilleurs chargés de donner l'alarme et de
combattre le feu.
Sous le règne de
Néron, l'incendie de Rome en l'an 64 provoqua la
mise en application d'importantes mesures de prévention
pour éviter le retour de semblables catastrophes.
La Gaule bénéficia
de l'expérience des conquérants romains, mais
au début du Moyen Âge, la lutte contre l'incendie
redevient précaire et pendant de nombreux siècles,
plus rien n'est fait pour lutter contre le fléau.
Le réel développement
de la prévention par l'ignifugation date des 17ème
et 18ème siècles avec les travaux de l'anglais
Wyld sur le traitement du coton avec des solutions d'alun,
de sulfate de fer et de borax (1735).
Un siècle plus tard
(1821), c'est un français, Gay-Lussac qui dépose
un brevet sur l'utilisation d'un mélange de phosphate
d'ammonium, chlorure d'ammonium et borax pour l'ignifugation
du coton.
Le développement
de l'ignifugation a cependant atteint son apogée au
cours de ce siècle après la seconde guerre
mondiale.
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Statistiques
La vie moderne entraîne un
accroissement constant des dangers d'incendie. L'utilisation
courante de nouveaux produits extrêmement inflammables, la
concentration toujours plus grande de biens et matériels
de valeurs conduisent à une aggravation des sinistres en
nombre et en importance, tout particulièrement dans le secteur
industriel.
On considère généralement
que les pertes dues aux incendies industriels ont quadruplé
entre 1990 et 2000, malgré les progrès réalisés
dans le domaine de la prévention et de la protection.
En France, le nombre des sinistres
auraient été en 2003 de plus de 400 000. Pour l'année
1997, le montant des dégâts des incendies industriels
s'est élevé à plusieurs milliards d'Euros pour
les pertes directes et d'exploitations.
Les montants indiqués ci-dessus
ne concernent que les pertes directes remboursées par les
compagnies d'assurances incendie. Si l'on ajoute les pertes indirectes
(cessation d'activité, diminution de bénéfices),
on arrive à des chiffres plus considérables encore.
Les incendies ont également
d'autres conséquences graves, et en premier lieu, le chômage
consécutif à la destruction d'une usine, ou la ruine
de toute une région, lorsqu'il s'agit de feux de forêts
par exemple. De plus, des oeuvres d'art, des souvenirs irremplaçables
sont détruits chaque année par le feu.
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